Pourquoi ma marque n’a pas besoin d’un community manager ?

Pourquoi ma marque n’a pas besoin d’un community manager ?

Question saugrenue, pourquoi ma marque aurait-elle besoin d’un community manager ? Voici certainement la question que l’on me pose le plus après le classique, mais qu’est-ce que tu fais tous les jours devant ton ordinateur ? Jusqu’à maintenant, je n’avais pas pris le temps d’en détailler les points principaux que soulève cette problématique. C’est en regardant l’excellente présentation d’amis actuellement en Master Community Management à l’INSEEC que j’ai décidé d’écrire cette note.

Intéressante, leur présentation (cf bas de note) est basée sur une série de 11 remarques que se posent les dirigeants d’entreprises quant à la décision de prendre un community manager. Souhaitant approfondir quelques points, j’ai laissé mes doigts vagabonder pour détailler les items ci-dessous :

Community manager

 

1 – Les réseaux sociaux, un phénomène de mode ?

Ah tiens, un irréductible qui ne lis ou ne commente pas de blogs, n’est pas sur LinkedIn, Facebook, … Bref quelqu’un qui ne lis pas cette note, ah si ?
Un simple exemple sur l’utilisation de Twitter en France en novembre 2011 et novembre 2012

Twitter France Novembre 11 Novembre 12cliquez pour agrandir

 

2 – Pourquoi payer quelqu’un pour qu’il flâne sur les réseaux sociaux ?

Votre community manager va décupler la notoriété de votre marque auprès d’une communauté qu’il aura su développer et entretenir sur …. les réseaux sociaux ! Le benchmark n’a jamais fait de mal à personne donc laisser le voir les marques de vos confrères et d’autres secteurs afin qu’il s’inspire de leurs succès.

Why should I pay you ?

 

3 – Un stagiaire fera parfaitement l’affaire ?

Comment dire le stagiaire n’est pas la personne la plus à même de développer une stratégie de marque à long terme. Au delà, de la maitrise de l’histoire et des valeurs de la marque, comment allez-vous faire une fois le stage terminé au-delà des 3/6 mois ? Sans oublier que la ligne éditoriale et l’affectif à la communauté évolueront avec chaque stagiaire.
StagiaireWanted 

 

4 – J’ai un service communication pour ça ?

Merveilleux, j’imagine qu’il s’occupe déjà de l’ensemble de la communication on/off line ? La communication multicanal requiert beaucoup de temps et de compétences. Une capacité à mettre en place des outils de veille et de publication adaptés. Votre service à t-il le temps et les outils, pour gérer vos RP/blogs tout en regardant les dernières évolutions de Facebook/LinkedIn… sans oublier une veille sur les outils de community management ?

Communication-service

 

5 – Investir dans les réseaux sociaux, une dépense inutile sans rentabilité ?

Certainement ma remarque préférée ! Tout comme les ordinateurs en leur temps, les e-mails et les sites internet, quels intérêts offrent-ils ? Bien sûr, depuis vous lisez et envoyer des e-mails qui vous font gagner du temps par rapport au courrier papier, mieux vous réaliser des affaires avec ! Que vous le vouliez ou non, vos clients, vos prospects sont déjà sur les réseaux. Il y a également fort à parier qu’ils parlent déjà de votre marque, à vous de les écouter, d’adapter vos produits à leurs attentes (contact 1to1) ou pas, comme on dit !
A la différence du print, sur les réseaux, vous connaissez précisément votre audience et vous pouvez calculer le REA: Reach (contacts touchés) – Engagement (contacts qui interagissent par des messages, likes) – Amplification (le Graal, lorsque les contacts partagent et que le contenu devient viral).

Reach-engagement-amplificationcliquez pour agrandir

Pour plus de détails sur le calcul du ROI des réseaux sociaux vous pouvez regarder l’excellent livre Réseaux sociaux – Optimisez votre ROI !

 

6 – J’ai déjà une base client, quel intérêt ?

Très bien, mais connaissez-vous leurs habitudes de consommations ? Ce qu’ils disent de vos produits à leurs amis ? Lier votre base de clients off line aux réseaux sociaux ne nuit pas gravement à la santé de votre communication. La communication 1to1 c’est maintenant, la preuve :

Nielsen Social Media Report 2012cliquez pour agrandir

 

7 – Je n’ai pas besoin d’avoir la plus grosse communauté ?

Je suis bien d’accord, nous ne sommes pas dans un concours de Kiki Metre ! Pourtant encore beaucoup de personnes préfèrent encore la quantité (grosseur) à la qualité (connaissance, endurance). D’autant plus qu’à vouloir se pervertir pour attirer le plus grand nombre de fans (ex: astroturfing) vous en venez à faire baisser le taux d’engagement, une variable importante dans la visibilité de votre marque ! Je ne parlerais pas aujourd’hui des .
Le slide prend d’ailleurs soin de rappeler la formule du calcul du taux d’engagement :

calcul du taux d'engagement

 

8 – Pourquoi y aller, mon secteur d’activité n’est pas sur les réseaux sociaux ?

Cette remarque aussi je l’aime bien ! Sauf à être sur un secteur indéfendable tel que la traite des enfants martiens dans les mines lunaires à coup de fouet nucléaire, vous avez très certainement intérêt à franchir le pas.
Et puis je suis sûr que vous rêvez d’être le précurseur, le leader dans votre domaine. Les early adopters bénéficient toujours d’un pouvoir d’attraction plus fort que les suiveurs. À vous de savoir franchir le pas intelligemment.

lost

 

9 – Je ne serais plus maître de ma communication ?

C’est le jeu ma pauvre Lucette !
Plus sérieusement, la peur de recevoir des avis négatifs est généralement le plus grand frein lorsqu’il s’agit d’envisager une présence sur les réseaux sociaux. Mais à la différence du print votre communication sur les réseaux sociaux est vivante et entraine des interactions avec votre communauté. Une force bien plus qu’une faiblesse, car sauf à évoluer dans un secteur indéfendable tel que la traite des enfants martiens dans les mines lunaires, molestés à coup de fouet nucléaire, vous n’aurez pas ou peu d’interactions négatives. Mieux, vous avez tout intérêt à savoir ce que votre communauté dit de votre marque et de vos produits. Les réseaux sociaux vous permettent alors d’adapter vos produits et votre communication en fonction de l’attente de votre communauté.

D’ailleurs, des domaines viticoles s’en servent déjà pour changer leurs étiquettes de vin, en demandant à leurs communautés ce qu’elle pense d’une série d’ébauches publiées sur les réseaux sociaux. Les domaines viticoles ont la chance de fournir du rêve à leur communauté. Ils ont la chance de voir la nature évoluer chaque matin, chaque saison un rêve pour certains, un rêve qui se partage et devient réalité sur les réseaux sociaux !

Maître Yoda

 

10 – Okay, mais je ne comprends rien avec tous ces @, #, RT, FF, … les community managers parlent quelle langue ?

La langue française, ou anglaise la plupart du temps, mais comme à chaque innovation, des codes apparaissent. Chaque réseau dispose alors de son propre code, ce qui peux rapidement s’avérer déstabilisant pour quelqu’un qui ne les maitrisent pas aussi bien qu’un community manager.

understand

 

11 – Community manager ce n’est pas un métier ?

Si vous le pensez réellement, je n’ai plus qu’à allez place Pigalle !  Mais avant, regardez comment est géré la communication des grandes marques de votre secteur, mais également d’autres grands groupes internationaux tels que Oasis, M&M’s, Sephora, Mercedes, Mouton Cadet … Je doute également que des écoles telles que l’INSEEC et BEM cherchent à développer de tels masters dans ce domaine sans raison, non ?

 

La présentation Prezi à été réalisée par @SaraxLacroix (de Mon Vigneron@MonVigneron) et ses étudiants : @AmelieNollet @MacDuBoy @AlbenqueJulie @Mouns__ @ClarisseChopin @Mzelou @CMermera @Jal002 @AdelaideLam @BatteurLucie @RousseauClaire @LouisDelecroix @LaetitiaHugeux @ClaraMineur @Burdigala @RonanGuillery @PhCourtey @Marion_Sthl @HoudaOucama

Ou la liste complète des étudiants du #WCMRS

ImCM

#Winelover et un peu "geek" sur les bords, je suis naturellement effervescent (@champagnepetre) et dingue de médias sociaux. Je suis social média manager pour le compte de diverses sociétés en lien avec la filière vin.